3 février 2026
Quand la chaleur perdue devient une ressource
En février 2026, le site Renault Trucks de Lyon - Vénissieux a franchi une étape importante dans sa transformation énergétique, avec l’inauguration de son nouveau système de chaleur interne, conçu pour réduire l’empreinte environnementale du site. Au-delà de l’évolution technique, ce projet traduit une ambition : celle de repenser durablement la manière dont le constructeur produit et consomme l’énergie, en cohérence avec ses engagements climatiques et avec les politiques de transition énergétique du territoire.
Une trajectoire claire : la neutralité carbone à horizon 2040 sur l’ensemble de la chaîne de valeur
En cohérence avec les engagements du groupe Volvo vis-à-vis des objectifs climatiques de l’Accord de Paris, Renault Trucks s’emploie à réduire ses émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble du cycle de vie d’un camion : de sa conception à son utilisation, en passant la consommation énergétique des sites industriels dans lesquels il est fabriqué.
Le site centenaire de Vénissieux joue un rôle clé dans cette transition. Avant la mise en œuvre du nouveau système de chaleur interne, le chauffage des bâtiments reposait largement sur le gaz naturel, l’une des principales sources d’émissions de CO₂. Le nouveau réseau de chaleur du site permet aujourd’hui d’agir concrètement sur les émissions directes du site, en économisant plus de 2 000 tonnes de CO2 par an.
La chaleur fatale : une ressource à exploiter
Les activités industrielles génèrent naturellement de la chaleur (emboutissage, production d’air comprimé, fonderie). Jusqu’à récemment, cette chaleur « fatale » était perdue. Elle est désormais récupérée et valorisée pour chauffer les bâtiments et alimenter certains procédés industriels.
Ce principe est au cœur du nouveau système de chauffage décarboné du site qui a nécessité le démantèlement de 7 anciennes chaudières au gaz, l’injection de cette chaleur fatale dans le réseau de chaleur interne désormais centralisé et le déploiement d’un réseau de canalisations de 2,4 km.
La complémentarité entre le réseau de chaleur interne et le réseau de chaleur urbain
La priorité accordée à une ressource locale - la chaleur fatale - est renforcée par le raccordement au réseau de chaleur urbain de la Métropole de Lyon exploité par Dalkia. Ce dernier est alimenté majoritairement par des énergies renouvelables et de récupération, notamment la chaleur fatale d’autres industries. Cette complémentarité permet d’assurer un approvisionnement fiable, tout en limitant le recours aux énergies fossiles.
Un triple bénéfice : climat, énergie, performance
Le 2 février, lors de l’inauguration, Karine Forien, Senior Vice President Renault Trucks en charge de la stratégie, du développement durable et de la communication a souligné que le réseau de chaleur interne « offre le triple bénéfice de permettre tout à la fois de décarboner nos activités, de renforcer l’indépendance et la sécurité énergétique de notre site et de réaliser des économies concrètes ».
Quelques chiffres tangibles apportés par ce nouveau système de chaleur décarboné en termes environnemental, énergétique et économique :
- 2 000 tonnes de CO₂ évitées chaque année ;
- Réduction d’environ 10 % de la consommation énergétique globale du site (gaz et électricité) ;
- Un approvisionnement énergétique plus sécurisé et résilient, moins exposé aux fluctuations des prix de l’énergie et aux aléas géopolitiques.
L’inauguration du raccordement du réseau de chaleur interne au réseau de chaleur urbain de la Métropole de Lyon s’est tenue en présence de Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon, de Philippe Guelpa-Bonaro, vice-président de la Métropole délégué à l’Énergie et aux réseaux de chaleur, ainsi que de Jérôme Aguesse, délégué régional de Dalkia.